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Deux choses qui m'embêtent

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Deux choses qui m'embêtent

Je vais vous raconter deux choses qui m'irritent au plus haut dégré.

La première est quand je suis en retard. Je me précipite dans la ville de Reims, essayant d'arriver à l'heure à la réunion. Il semble qu'il y ait 40,000 feux tricolores qui poussent du béton et 39,999 brillent rouge quand ils me voient approcher.

L'autre est jaune, changeant en rouge juste avant que j'arrive.

Dans ma Peugeot, je suis tout agité : " Pourquoi tous ces feux rouges ? Qui mettrait un feu rouge juste là ? Il n'y a qu'une voiture par jour qui vient de cette petite rue à coté. Je parie qu'ils le font pour nous ralentir " ! La montre au-dessus du tableau de bord s'accélère.

Finalement, il y a une occasion d'aller un peu plus vite et seulement une voiture devant. Je peux gagner un peu de temps. Mais lui ! Il roule à cinq kilomètres par heure en-dessous la limite de vitesse. " Ai, yi, yi ! Que faites-vous, mon pote ? Vous croyez que c'est une promenade du dimanche ? (Enfin, c'était le dimanche). Ne savez-vous pas qu'il y a des gens qui doivent être à l'heure ? C'est une rue, pas un parc public " ! (Je pense cela mais je ne le dis pas parce que je risque de le voir plus tard dans l'assemblée. Il sera peut-être plus disposé d'écouter l'évangile si je ne l'ai pas insulté avant).

Lui, est-il gêné ? Pas du tout. Il continue sa progression sans soucis et moi en train de piquer une crise nerveuse derrière lui. Il apprécie l'architecture de notre belle ville et les oiseaux aussi. Il écoute sans doute de la musique classique. Ma tension sanguine s'élève comme je regarde la montre courir vers l'heure du rendez-vous.

Enfin, j'arrive à la réunion--à l'heure--après ce qui semblait des années de stress. Et ils commencent dix minutes en retard.

Et la deuxième chose qui me tracasse ?

C'est le dimanche. Je pars bien avant l'heure pour être un peu en avance pour la réunion. Je roule tranquillement dans la ville, le coeur plein de joie et sérénité, écoutant une belle musique. J'apprécie le beau soleil et la vie en générale quand tout d'un coup…...

...…tout d'un coup je regarde dans le rétroviseur et je vois cet idiot collé à ma parechoc par derrière. C'est évident qu'il est pressé et je ne roule pas assez vite pour lui. Il essaie de me doubler mais c'est impossible (" C'est la ville, espèce d'andouille ! Vous ne pouvez pas doubler ").

Il me colle comme le chewing gum colle à ma chaussure. Ma tension de sanguine s'élève. J'oublie la belle musique. Je lui lance des regards méchants par la rétroviseur.

Honnêtement, le monde serai mieux avec un peu de patience (et si je partais quelques minutes plus tôt). Enfin, Dieu nous partage un petit secret. Il estime tellement la foi patiente qu'il permet que nous tombions dans des situations où la foi patiente grandira. Ces expériences n'incitent pas toujours de bons résultats des examens de la  tension du sanguine si vous n'avez pas appris à vous relaxer et lui faire confiance.

Ecoutez ce qui dit Eugène Peterson : " Il y en a encore : Nous continuons de crier notre louange même quand nous sommes coincés par les troubles, parce que nous savons comment des troubles peuvent développer la patience passionnée en nous, et comment cette patience forge le fer trempé de vertu, nous gardant toujours alertes pour ce que Dieu fera prochainement. Dans une telle anticipation nous n'avons jamais le sentiment de manquer quelque chose. Au contraire-nous ne pouvons pas trouver assez de conteneurs pour contenir tout ce que Dieu répand généreusement dans nos vies par l'Esprit Saint " (Romains 5 : 3,4, version Le Message).

La vie colle t-elle à votre parechoc derrière maintenant ? Au lieu d'exploser de stress pourquoi pas : a) prendre un jour de congé et aller ailleurs pour regarder un peu autres choses ; b) regarder profondément la Parole de Dieu pour constater ce que Dieu a promit à son peuple dans des situations difficiles ; c) commencer de le louer et lui dire qu'il est votre abri, votre calmant, et Celui qui t'aidera à coup sûr.

Faites cela, même quand vous n'en avez pas envie et juste derrière vous la vie fait " biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip " sur son klaxon. Ralentissez et croyez au Seigneur Jésus.

Quand vous regardez vers Lui au lieu de regarder dans le rétroviseur à ce problème qui vous serre de près, la vie change. La belle musique de louange sort de la radio et vous voyez des oiseaux et la belle architecture en passant dans la vie.

A propos, si vous serrez quelqu'un de près dans votre impatience-détendez-vous ! Vous n'aimez pas que les autres vous le faites . Ne le faites pas aux autres. (Souviens-toi de cela le dimanche prochain, David).

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Le droit au bonheur?

children-887393 640“J'ai le droit d'être heureux(se). La seule chose que mon coeur désire est d'être heureux(se) !”.

Voilà ce que l'on entend de plus en plus autour de nous dans le monde chrétien. Le bonheur est devenu un but en soi... la marche chrétienne finit par ressembler à une course effrénée pour trouver et vivre enfin ce bonheur auquel “On a bien droit, quand même !”

On voit donc de plus en plus de divorces parce que : “On n'arrivait pas à être heureux.”

Les familles se séparent parce que “On sera plus heureux comme ça !”

Quelle tristesse... plus on court après le bonheur, plus il semble nous échapper !

Évidemment, courir après le bonheur pour trouver le bonheur revient à marcher sur la tête ! Le diable nous aurait-il tout simplement piégés, encore une fois, avec une chose que Dieu veut pour nous comme étant le résultat de notre marche avec Lui : le bonheur, en nous faisant croire que c'était notre but : être heureux avant tout ?

Eleanor Roosevelt a dit que “le bonheur n'est pas un but en soi mais tout simplement un dérivé”.

Nous confier en l'Éternel, marcher selon Ses voies, être au coeur de Son plan, quel qu'il soit, devrait être notre objectif dans la vie. Si nous courrons les yeux fixés vers ce but, alors, nous serons heureux !

Esaïe 40:31 “Mais ceux qui se confient en l'Éternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles ; Ils courent, et ne se lassent point, Ils marchent, et ne se fatiguent point.”

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« Dieu, je ne comprends pas ! »

Mon Dieu, mon dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Psaumes 22:1)

Mesdames, vous avez du mal à comprendre les hommes, n’est-ce pas ? Tous ces grattages peu élégants, ces rots et ces cris devant un écran de télévision quand l’équipe favorite est en train de jouer vous semble être une perte d’énergie qui pourrait être mieux employée...

… Comme par exemple, employée à vous écouter et à faire attention à vous.

Et pour vous, les gars, essayer de comprendre les femelles de notre espèce équivaut à peu près à essayer de comprendre la physique nucléaire. Après quarante sept ans, je ne comprends toujours pas entièrement ma femme, mais je connais les effets de certaines choses que je dis.

Donc, je dois toujours réfléchir pour savoir si un autre « bang » sur mon épaule vaut la joie de la taquiner un peu. « Est-ce que ça en vaut la peine ? » (Bien sûr que oui!)

Comment comprendre Dieu

Si nous ne pouvons pas nous comprendre les uns les autres, comment pouvons-nous espérer comprendre notre Créateur et Sa façon d’agir ?

Nous essayons.

Nous essayons de regarder la vie d’une façon cohérente avec la Parole de Dieu, qui peut être adaptée à toutes les occasions.

- Nous sommes positifs et nous confessons les bonnes choses, mais parfois...

- Nous sommes stoïques et nous disons que Dieu nous donne des épreuves, ou les permet, pour notre bien, alors nous « profitons de notre souffrance. » Mais ce n’est pas toujouirs un réconfort quand on souffre comme un fou.

- Nous essayons de faire de Dieu notre serviteur et nous disons : « Si je suis bon et que je fais tout comme il faut, Dieu me récompensera avec de bonnes choses. Seules les mauvaises personnes ont des problèmes. » Et quand nous avons des problèmes, nous sommes dans la confusion.

- Et, et, et...

La vie ne s’accorde pas toujours à notre façon de voir le monde, même si notre philosophie est en grande partie correcte. Mais que faire, alors ?

Même le Fils de Dieu a crié : « … pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Que faire quand la vie semble échapper à tout contrôle ? Quand les choses ne s’accordent pas à notre philosophie de vie, il nous reste...

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Vivre le réveil

Vivre le réveil

 

Patrick Salafranque

Allons-nous vivre un réveil dans notre bon vieux pays de France comme nous l'entendons dire depuis tant d'années ?

Sans être nostalgique du passé, je me souviens avec émerveillement de mes premières visites dans cette salle de réunions située dans un des quartiers les plus mal famés de Bordeaux, "la rue où se trouvait l'église était occupait par les prostituées qui y racolaient jour et nuit".

Je n'étais qu'un enfant, mais je me rappelle avec netteté mes impressions au cours des réunions. L'ambiance y était "électrique", une atmosphère de joie et de paix planait sur l'auditoire, l'attitude des gens était totalement différente de celle rencontrée dans les églises traditionnelles, il y avait une attente, une faim, à tout moment le sentiment était que quelque chose allait se produire.

Et en effet des choses se produisaient, des gens fondaient en larme, certains témoignaient qu'ils avaient été guéris, d'autres qu'ils avaient rencontrés le Seigneur et voulaient le suivre sans détour. Le phénomène du parler en langue se manifestait spontanément et je pense à cet homme qui fut baptisé du Saint Esprit pendant que le pasteur prêchait, le pasteur lui-même semblait auréolé d'une lumière diffuse et indescriptible, et sa parole pénétrait dans les cœurs comme une épée.

On sortait de ces réunions tout bouleversées et avec l'envie d'y retourner le plus vite possible.

Je crois que la plupart des chrétiens de ce pays quelle que soit leur dénomination, ainsi que la grande majorité des chrétiens de notre vielle Europe soupirent après "le réveil".

Le réveil, mot magique qui fait rêver plus d'un chrétien et plus d'un pasteur. Ces dernières années, une quantité d'ouvrages ont attiré notre attention sur des phénomènes de réveil dans divers pays du monde et sur les moyens supposés qui ont permis de tel mouvement. Il faut reconnaître qu'au de-là de l'émerveillement et de l'étonnement que cela peut susciter, et aussi pour certains de l'agacement, la grande question demeure, "cela peut-il se produire en France ?" Dans notre bon vieux pays républicain laïque rationaliste et cartésien, "tout pour plaire" nos églises dites évangéliques peuvent-elles espérer de tels phénomènes ?

D'abord voyons la réalité en face, d'après des statistiques récentes, moins de 10% des français sont des pratiquants réguliers, 1,8% disent appartenir à la "grande" famille du protestantisme, dont 0,65% pour les évangéliques, c'est maigre, par contre 25% de nos concitoyens disent croire à la voyance et à l'astrologie. Devant cet état des lieux, après plus de 100 ans d'efforts pour les évangéliques toutes tendances confondues, est-il encore raisonnable de croire qu'un réveil de grande ampleur soit possible ?

Je suis pour ma part la quatrième génération d'une famille de pentecôtistes, j'ai donc une longueur d'avance sur le Timothée de la bible, mon arrière-grand-mère et mon arrière-grand-père se sont convertis les premiers dans les années soixante dans la ville de Bordeaux, ensuite ma grand-mère, et puis mes oncles, ma mère, enfin moi-même une douzaine d'années plus tard.

Ma jeunesse a donc été bercée par les témoignages de gens qui vivaient un réveil, c'est à dire une action évidente du Saint-Esprit qui les avait conduits à une foi vivante, et à un engagement profond à l'égard du Seigneur Jésus-Christ et de son église.

En repensant à ces lointains souvenirs "40 ans ont passés" j'ai le vague sentiment d'avoir approché un tout petit peu de ce que nous pourrions appeler un réveil.

Maintenant, force est de constater que l'ampleur de ce réveil dans notre pays a été limitée, et que malgré qu'un certain nombre d'églises soient issues de ce mouvement, les statistiques citées plus haut montrent que l'onde de choc a été de faible amplitude.

Nous pouvons dire avec le prophète "le pays n'est pas sauvé" Esaïe 26:18.

Le terme réveil n'apparaît que peu de fois dans la Bible dans le sens spirituel que nous lui donnons, mais l'idée que le mot véhicule est très présente, autant dans l'ancien que dans le nouveau testament.

Par exemple chaque fois qu'après des périodes de déclins spirituels et de recul au profit de l'idolâtrie païenne le peuple d'Israël revient à Dieu dans la repentance et le désir de se soumettre à nouveau à la loi, on parle de réveil, et les exemples sont nombreux.

Certains rois et prophètes ont étés les catalyseurs de ses réveils et parfois l'initiative est attribuée à Dieu lui-même comme dans Aggée 1:14 L’Eternel réveilla l’esprit de Zorobabel, fils de Schealthiel, gouverneur de Juda, et l’esprit de Josué, fils de Jotsadak, le souverain sacrificateur, et l’esprit de tout le reste du peuple. Ils vinrent, et ils se mirent à l’œuvre dans la maison de l’Eternel des armées, leur Dieu.

Le réveil est dans l'histoire du peuple d'Israël, un retour à Dieu accompagné d'un renouveau de zèle pour mettre la loi en pratique.

Deux sortes de réveil

Dans le Nouveau Testament je vois deux sortes de réveils, d'abord ce que j'appellerais un réveil d'évangélisation, il se produit en milieu "non chrétien". l'évangile est annoncé, Dieu confirme sa parole par des miracles et des prodiges et les conversions à Jésus-Christ sont nombreuses, c'est ce qui se produit à Jérusalem, Actes ch. 2-5, à Samarie, ch. 8, à Lydde et à Joppé, ch. 9, à Antioche, à Ephèse, etc.. Il y a une action puissante du Saint Esprit.

Ensuite un réveil d'église, c'est le besoin qui apparaît dans les lettres qui sont adressées aux églises d'Asie citées dans Apocalypse 2 et 3. Certaines avaient abandonnées leur premier amour, d'autres avaient laissées l'immoralité s'infiltrer, d'autres n'avaient plus qu'une apparence de vie, d'autres encore étaient devenus tièdes.

L'appel du Seigneur se fait pressant, repends-toi, et il appartient à chacun d'y répondre et de "ré-enflammer la flamme du don" comme Paul le dit à Timothée.

De quelle sorte de réveil avons-nous besoin dans notre pays de France ? Selon la célèbre réponse d'un journaliste, "les deux mon général".

D'autre part je vois dans l'écriture deux niveaux de réveil, le réveil personnel. Ephésiens 5:14 « C’est pour cela qu’il est dit: Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera. »

Le réveil collectif : Romains 13:11 « Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. »

Parfois il faut se réveiller à titre personnel, parfois au niveau collectif, car il ne s'agit pas de faire des amalgames, on peut être endormi dans une église réveillée et réveillé dans une église endormie.

Que faut-il pour vivre un réveil ?

Que faudrait-il pour que nous puissions vivre un grand réveil, à titre personnel et collectif, un réveil dans nos églises qui provoquerait un grand réveil d'évangélisation dans notre pays.

La réponse est certainement plus complexe qu'il n'y paraît et je n'ai pas de recettes magiques à proposer ou des méthodes qui auraient fait leurs preuves ici ou là.

Mais, je pense au chat de ma voisine "Gribouille" il m'arrive parfois de l'observer à travers la fenêtre de mon bureau, comme tout chat qui se respecte, et malgré qu'il soit un chat d'appartement Gribouille est un chasseur. C'est son instinct profond, hors une chose m'a étonné dernièrement, Gribouille n'attrape jamais rien.

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Cette génération n’est pas en pleine dégringolade !

Le fait d’additionner les années semble modifier le cerveau. Je ne sais pas si ça l’améliore où le fait régresser, mais il est certain que les années le rendent plus confus. Voici un exemple d’une chose qui me laisse perplexe :

Dans les années 50, le chanteur Pat Boone chantait : « Un jour comme aujourd’hui, nous passons le temps à écrire des lettres d’amour dans le sable. »

Et puis, quand j’étais adolescent, les Marvellettes étaient tellement en colère contre leur petit ami qui ne leur avait pas écrit qu’elles chantaient au facteur :

 « Vous êtes si souvent passé devant moi
Vous avez vu les larmes couler
Vous ne vous êtes jamais arrêter 
Pour me donner une lettre qui apaiserais mon chagrin. »

Ma question est la suivante : Comment font les jeunes gens d’aujourd’hui pour exprimer leur amour éternel ? Plus personne n’écrit de lettre !

Si tu me réponds qu’ils tweetent, qu’ils envoient des sms ou des e-mails, il y a un problème : comment peut-on déclarer sa dévotion éternelle en moins de 150 caractères ? Dis-tu des choses stupides sur Snapchat en pensant qu’elles sont romantiques ? Tu veux vraiment que tout le monde voit ça ? Souviens-toi que ta maman peut y jeter un œil à tout moment.

Et pourtant, c’est bien là que nous en sommes. 

Est-ce que les hommes des cavernes écrivaient des lettres ? 

Mais attends un peu ! Comment les hommes des cavernes exprimaient-ils leur amour éternel ? Ils n’écrivaient pas de lettre. Peut-être gravaient-ils des mots doux sur le mur de leur caverne. Et les indiens d’Amérique, il y a deux mille ans ? Je suppose que de nombreuses personnes ont finalement trouvé un moyen d’être fleur bleue sans pour autant écrire de lettre. 

 Il y a plus d’une façon de séduire une fille.

Ce qui m’amène à une autre idée. Peut-être que ce qui m’étonne le plus dans les églises d’aujourd’hui n’est pas une question de bien et de mal. Il s’agit juste d’une autre génération, avec une autre façon de s’exprimer. Et si certaines choses que je vois ne sont pas très reluisantes, ma génération avait certainement aussi sa part de choses comme ça. 

Je dois avouer avoir dit : « La moitié des membres des églises évangéliques seront sourds dans cinq ans, à cause du volume de la sono. » J’ai plaisanté à propos des chants qui répétaient indéfiniment la même phrase. 

A notre époque, quand une phrase musicale était continuellement répétée, c’était parce que l’aiguille du phonographe était coincée à un endroit. Je suppose que certains conducteurs de chant ont besoin d’être décoincés.

Il est aussi possible que j’ai émis quelques plaintes au sujet des salles si sombres que l’on n’arrive même pas à trouver une place, des chants qui étaient pris dans une tonalité telle que personne sauf un professionnel ne pouvait les chanter et il est même possible que j’ai encore ajouter d’autres critiques (remarque : rien de tout cela n’est vrai dans mon église, au cas où mes pasteurs liraient ceci). 

Je me suis aussi plaint du contenu ultra-allégé de certains chants… jusqu’à ce que je commence à regarder de plus près certains des vieux cantiques et que je réalise que les choses n’étaient pas forcément mieux au bon vieux temps. Imagine ma surprise quand j’ai réalisé que le vieux cantique du Sud que les gens aimaient tellement chanter, Souvenirs Précieux, ne mentionnait même pas Dieu !  

Dieu devait être dans le verset qui a été laissé de côté.

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Recette pour une vie débordante

« Ne portez de jugement contre personne et Dieu ne vous jugera pas non plus; ne condamnez pas les autres et Dieu ne vous condamnera pas; pardonnez aux autres et Dieu vous pardonnera. Donnez aux autres et Dieu vous donnera: on versera dans la grande poche de votre vêtement une bonne mesure, bien serrée et secouée, débordante. Dieu mesurera ses dons envers vous avec la mesure même que vous employez pour les autres. » (Luc 6 : 37-38, BFC)

Les docteurs d’aujourd’hui me sidèrent. Tes genoux ne fonctionnent plus ? Ils les remplacent ! Une mauvaise hanche ? Pas de problème, il y a une opération pour cela.

Personnellement, j’attends qu’ils commencent les chirurgies de remplacement de cerveau. Le mien est un peu usé. Je dis à ma femme que nous devrions travailler ensemble, parce qu’il ne me reste qu’une moitié de cerveau et qu’elle n’en a plus qu’un demi, elle aussi. On pourrait croire qu’un demi cerveau plus un autre demi ferait un cerveau entier. Mais non, c’est toujours un demi.

Actuellement, nous faisons des progrès en ce qui concerne les cerveaux artificiels. Aujourd’hui, nous avons les IA – Intelligence Artificielle (ou Ignorance Artificielle). J’aime ces émissions où l’on voit une pièce comme la verrait un robot. Quelqu’un entre et on entend un son mécanique tandis que la petite machine fait le point sur cette personne. « Homme blanc. La soixantaine. Devrait perdre 5kg. A un air bizarre. » Ensuite, un rayon mortel jaillit du robot et rôtit le pauvre gars. Une voix mécanique annonce : « Menace éliminée. »

Nous sommes un peu comme ce robot.

Menace éliminée

Nous jugeons et évaluons constamment les autres. Notre jugement en révèle davantage à notre sujet – nos valeurs, nos antécédents, notre fierté, notre insécurité – qu’il n’en révèle sur la personne que nous jugeons.

Si nous avons une mauvaise opinion des autres, cela peut révéler l’une ou l’autre de ces deux choses : soit nous avons une mauvaise opinion de nous-mêmes et nous essayons d’abaisser les autres à notre niveau, soit nous sommes arrogants et pensons que personne n’est aussi compétent, intelligent et bon que nous.

Aucune de ces attitudes ne me semble saine.

Quand on passe son temps à juger les autres, on finit par être jugés aussi, à la fois par Dieu et par les autres. Qui pourrait tenir le coup face à un examen aussi minutieux ?

Wouah ! Donc, il faut être « Alice au Pays des Merveilles », béatement aveugle, délicieusement naïf devant les fautes des autres ? Cela pourrait nous exploser au visage. Nous devons être honnêtes et lucides dans notre évaluation des autres. Si quelqu’un a mangé de l’ail et de l’oignon, nous reculons d’un pas ou deux, mais nous continuons à parler. Et nous lui offrons discrètement des Tic Tac.

Mais le genre de jugement dont Jésus parle conduit à la condamnation et la condamnation implique une finalité qui ne laisse place ni à la miséricorde, ni au changement. « Je t’ai jugé et tu vas aller en prison où tu serviras jusqu’au terme de ta peine ! Tu récoltes le résultat de tes actions. »

Profilage

Nous sommes constamment en train de « profiler » les autres. Nous mettons les gens qui sont beaux dans une catégorie et nous leur donnons une longueur d’avance. Les gens quelconques doivent

rester tout en arrière. « Il est trop blanc, trop noir, trop rouge. Elle est trop maigre, trop grosse, infirme, handicapée, etc. » Certaines des meilleures personnes que j’aie jamais rencontrées m’ont paru très bizarres de prime abord (tous mes amis qui lisent ces lignes se demandent immédiatement : « est-ce qu’il parle de moi ? »

Notre travail n’est pas de juger ni de condamner les autres. Jésus a le droit de nous juger mais il ne le fait pas. Il prie pour nous et nous aime d’une façon incroyable. (Romains 8:34,3). Le diable essaye de nous juger et de nous condamner mais le Seigneur le fait taire (Zacharie 3:1,2).

Si le Seigneur ne laisse pas Satan juger et condamner mon frère, qui suis-je pour le faire ? SELAH (fais une pause et réfléchis-y !)

Si nous cherchons des imperfections, nous en trouverons. Si nous cherchons les fruits de Dieu chez Ses enfants, nous les trouverons.

Comment agir envers notre frère moins-que-parfait ? Nous savons comment il est et nous l’aimons. Tout comme l’Esprit de Dieu nous remplit et attise les dons spirituels dans notre vie, Il attise aussi notre amour pour les autres.

L’amour voit l’invisible

Le jugement et la condamnation voient la condition de mon frère comme définitive. L’amour le voit dans un processus de changement, en train de devenir tel que Dieu le veut, même si nous devons plisser les yeux pour voir les signes de la gloire de Dieu en lui. (2 Corinthiens 3:18)

L’amour de Dieu qui remplit notre cœur -

- Est bon et patient.

- Il n’est pas fier (le jugement et la condamnation dégoulinent souvent d’un cœur fier).

- L’amour n’est pas envieux (est-ce que l’envie ne serait pas une motivation pour condamner les autres?)

- L’amour ne se vante pas, ne s’enfle pas d’orgueil (nous ne croyons pas que nous sommes les seuls à avoir tout compris).

- Il n’est pas agressif (envers notre femme, notre mari ni nos enfants)

- Il ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne soupçonne pas le mal,

- Il ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit de la vérité ;

- Il protège toujours.

L’amour est toujours confiant, toujours plein d’espoir… Wouah ! Attends une minute ! L’amour voit son frère non comme un criminel qui doit être condamné, mais comme une œuvre de Dieu en cours. Nous continuons d’espérer le changement parce que nous prions pour lui, nous aimons pour tirer vers lui, nous nous accrochons à lui. Nous refusons d’enfermer nos frères dans la prison de notre esprit. Nous sommes là pour eux et nous anticipons leur croissance.

L’amour persévère toujours. (Il ne cesse jamais d’espérer, ne cesse jamais de vouloir le meilleur pour cette personne. Nous ne nous laissons jamais aller à un désir de vengeance.)

(D’après 1 Corinthiens 13).

« Ô Seigneur, fais de moi cet homme par Ton Esprit. Je n’en suis pas encore là, alors s’il te plaît, sois patient avec moi. »

Voilà une question pour toi : qui est la personne que tu connais qui vit le plus comme cela ? Pour ma part, je pense à plusieurs personnes – pas parfaites, rassure-toi, mais qui croient en l’autre et l’aide à grandir par leurs prières, leur exemple et leurs encouragements. Parle-moi un peu de cette personne.

 

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Un rêve de 15 ans est né

la-quete-daigle-etrangeIl y a de cela presque 15 ans, j’ai écrit une Tache de Café appelée Aigle Étrange (les Taches de Café ont célébré leur dix-septième anniversaire). A l’époque, j’avais été titillé par l’idée que ce serait un bon point de départ pour un livre. Bruce, un lecteur de Tache de Café, m’a écrit et m’a dit la même chose.

J’ai passé 15 ans à essayer d’être un meilleur écrivain, à essayer de trouver comment maintenir le suspens, à réfléchir et à écrire le livre qui a maturé et s’est développé. Le héros a un peu changé et est devenu plus humain. J’ai découvert certaines choses à son sujet que je ne soupçonnais pas et il a trouvé en route des amis pour l’aider (moi aussi, d’ailleurs : je remercie tous mes relecteurs, tous les experts en grammaire et tous les infographistes qui ont apporté leur contribution. ET surtout la traductrice Céline Wilhelm sans laquelle le livre n’aurait pas vu le jour en français).

Certains amis de Wesagi sont un peu comiques, ce qui ne les empêche pas d’être excellents. Il doit affronter un défi que je n’avais pas imaginé au départ.

J’ai pensé que tu aimerais peut-être lire la Tache de Café qui lui a donné vie. Si tu es intéressé par le livre ou par l’e-book, tu trouveras où le commander à la fin de la Tache de Café.


Aigle Étrange

Aigle Étrange regarda le lac qui scintillait dans l’obscurité, tout en bas. Depuis son point de vue sur la montagne, il respira à pleins poumons, comme il l’avait fait tant de fois, sensible à la beauté de la lune qui se reflétait sur les eaux sombres. Des larmes lui montèrent aux yeux.

Son Père l’avait appelé Aigle Guerrier, le jour de sa naissance. Le nom « Aigle » lui allait bien. Son peuple savait qu’aucun autre guerrier ne se battait avec plus de bravoure que lui et qu’aucun chasseur ne remplissait sa hutte avec davantage de gibier en prévision de l’hiver.

Mais il était différent. Bizarre. Ils se rappelaient le jour où il avait empêché un Vent Moqueur furieux de battre un garçon qu’ils avaient volé à une autre tribu. Les deux guerriers en étaient presque venus aux mains avant que les plus âgés ne s’interposent. Vent Moqueur avait saisi chaque occasion de le ridiculiser après cela. Aigle Étrange ne lui répondait pas.

Pourquoi quelqu’un se soucierait-il d’un esclave ? Surtout venant d’une autre tribu !

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Mauvais tournant au Texas

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Une mauvaise direction conduit à des détours plutôt qu’à la bonne destination

« Écarte de ta bouche la fausseté, Éloigne de tes lèvres les détours.
Que tes yeux regardent en face, Et que tes paupières se dirigent devant toi.
Considère le chemin par où tu passes, Et que toutes tes voies soient bien réglées »

 (Proverbes 4:25-27)

Un soir, je me trouvais à Austin, au Texas, et je devais me rendre à Dallas, à trois heures de route. C’était avant l’ère GPS, en tout cas pour moi. Comme j’approchais de l’autoroute 35, j’ai pensé avoir vu l’hôtel où nous avions séjourné la nuit précédente et calculé que, si je me trouvais de ce côté-là de l’autoroute, je devais tourner à droite pour la prendre en direction de Dallas.

J’ai conduit joyeusement à travers le Texas de nuit jusqu’à voir un panneau sur l’autoroute indiquant : « San Antonio : 100km. » San Antonio se trouvait tout à fait à l’opposé de l’endroit où je voulais aller.

Je ne savais pas qu’Austin avait deux hôtels de la même chaîne de chaque côté de l’autoroute. J’avais pris le mauvais hôtel comme point de repère !

J’étais un peu fatigué en retraçant ma route vers Austin puis en me dirigeant finalement vers le nord et ma destination. Je me suis effondré sur mon lit tard cette nuit-là (ou plutôt, tôt le lendemain matin).

Ta direction détermine ta destination

Le pasteur Andy Stanley a parlé des « principes du chemin. » Pour dire les choses simplement, dans la vie, si tu te diriges vers San Antonio, tu n’arriveras jamais à Dallas, peu importe à quel point tu le veux. La direction dans laquelle tu avances détermine ta destination.

« La route sur laquelle j’avance détermine toujours l’endroit où je vais finir par arriver. C’est profond, n’est-ce pas ? » a dit Stanley. « Peu importe où j’ai envie d’être, le chemin que je prends détermine toujours ma destination. Les plans, les intentions, les attentes du conjoint… rien de tout cela ne compte, je termine toujours là où la route que j’ai choisie m’emmène… C’est la direction et non l’intention qui détermine notre destination.

« Cela me brise le cœur de voir combien de gens avec qui je parle ne font pas la connexion entre les choix qu’ils ont fait et l’issue » continue Stanley. « Ils ont fini par croire cette notion populaire qui dit que, tant que les intentions sont bonnes, tant qu’ils écoutent leur cœur (quoi que cela puisse vouloir dire), tant qu’ils font de leur mieux, peu importe le chemin qu’ils prennent. Ils croient qu’ils vont forcément terminer au bon endroit. Mais la vie ne fonctionne pas comme cela. » (Les principes du chemin : comment aller de là où tu es à là où tu veux être– Andy Stanley).

Sais-tu où tu es ?

Alors, je te le demande, là, au début de 2024 : « Où es-tu et dans quelle direction avances-tu ? Est-ce bien le chemin qui mène à la destination que tu veux ? Cette direction est-elle la volonté de Dieu pour toi ? Est-ce sain ? Est-ce qu’elle va t’aider, ainsi que ceux que tu aimes le plus ? Dieu t’a-t-Il créé pour ce chemin ? »

Stop ! Réfléchis-y un moment. Réfléchis vraiment. Dans quelle direction te diriges-tu ?

Si tu ne marches/trébuches/te précipites/etc. pas dans la bonne direction, comment vas-tu faire pour te rendre au bon endroit ? Si tu es sur le mauvais chemin, que tu avances dans la mauvaise direction, tu n’y arriveras jamais. Prie Dieu avec foi pour qu’Il t’aide à prendre le bon tournant. Décide de changer de direction.

Tu n’atteindras peut-être pas ta destination cette année, ni peut-être même pas dans dix ans, mais tu te dirigeras vers elle. Si tu es sur le mauvais chemin, dans la mauvaise direction, tu ne l’atteindras jamais. Tourne-toi dans le bon sens.

« Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur, Et ne t'appuie pas sur ta sagesse; Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers.Ne sois point sage à tes propres yeux, Crains l'Éternel, et détourne-toi du mal... »(Proverbes 3:5-7)

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AVOIR FAIM DE DIEU

« Jésus étant né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. » (Matt. 2 :1, 2 NLT)

Donc, ces gars étranges arrivent et Hérode s’inquiète aussitôt de la naissance d’un roi rival, le Christ. Il les a évidemment pris au sérieux à cause de la croyance juive et il avait une idée de ce que tout cela signifiait.

Il a réuni les sacrificateurs et scribes versés dans la Loi. Il leur a posé cette question : « Où le Christ doit-Il naître ? » Les mains se sont levées dans toute la salle. « Bethléem ! » a crié quelqu’un, le visage rayonnant de fierté à l’idée de s’être distingué devant tous ses collègues. Il a même probablement cité le verset. « Bethléem... » a répété Hérode, les yeux plissés.

Arrête le film ! Attends ! Je voudrais poser une question. Voilà réunis les chefs du peuple de Dieu. Des hommes étranges ont parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour chercher le Messie d’Israël. Ils parlent d’une étoile ou un truc comme ça. Hérode pose la question : « Où doit-il naître ? » Tout le monde connaît la réponse. C’est du niveau maternelle pour eux, ça. Ils le savent tous. Et ensuite ? Qu’est-ce qu’on mange ce midi ?

Ensuite, ils sont retournés chez eux ? Retournés chez eux ! Aucun de ces chefs religieux n’avait assez faim de Dieu, n’attendait suffisamment le Messie, pour faire le petit voyage jusqu’à Bethléem et aller voir ce qu’il en était ? « Oh, David, tu sais, nous avons ces « alertes Messie » tout le temps. Pas de quoi en faire un plat. Il faut être réaliste. Il viendra en Son temps. En plus, tu as vu comment ces hommes « sages » sont habillés ? Bizarre. Je me demande ce qu’on mange ce midi ? »

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Tu n’as pas envie de donner, pas vrai ?

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Semences de générosité

Le mot « donner » induit des réponses différentes selon les personnes.

Un jour, j’ai vu un sans-abri en train de mendier, avec une pancarte, et j’ai pensé : « Eh nous y voilà encore. » La bataille habituelle a commencé dans ma tête.

« Il faut aider les pauvres. »

« Est-ce vraiment quelqu’un de pauvre ou seulement quelqu’un qui ne veut pas travailler ? » (Même si se tenir en plein soleil, au mois de juillet, est certainement au moins aussi dur que de travailler dans un bureau avec la clim.)

« Est-ce que je dois lui donner quelque chose ou pas ? » Aucune des deux réponses ne m’apporte de la joie.

Pourtant, les moments les plus heureux de ma vie ont découlé de ce verbe « donner » - que j’aie donné quelque chose à quelqu’un ou que quelqu’un m’ait donné quelque chose.

Au moins six choses se produisent quand nous donnons :

Un besoin est assouvi – la joie jaillit. La foi s’épanouit. « Car le secours de cette assistance non seulement pourvoit aux besoins des saints, mais il est encore une source abondante de nombreuses actions de grâces envers Dieu. » (2 Corinthiens 9:12). Quelle joie quand nous prions et que Dieu répond à notre besoin ! Quand nous donnons, nous devenons les mains de Dieu pour répondre aux prières des autres et ils Lui font alors encore davantage confiance.

Dieu répond aux besoins de celui qui donne. La joie jaillit. La foi s’épanouit. « Car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre » (2 Corinthiens 9: 7, 8).

Celui qui donne et celui qui reçoit se rapprochent l’un de l’autre. J’ai donné de façon anonyme à de nombreuses reprises parce que je ne crois pas qu’on devrait faire sonner la fanfare quand on donne. Mais il y a des gens qui nous ont aidés durant nos missions et je me sens proche de ces partenaires. Cela te remplit d’humilité quand des gens te font suffisamment confiance pour investir dans ce que tu fais. Tu ressens la camaraderie des soldats qui combattent côte à côte.

Nous changeons, quand nous donnons. J’ai ressenti pour la première fois un appel à participer à la mission lors d’une convention. En 1975, un missionnaire à l'Indonésie et un missionnaire local de Teen Challenge à Dallas ont prêché dans notre petite église de l’est du Texas. Ils nous ont mis au défi de donner, même si l’église avait déjà de grands besoins pour une annexe pour l’école du dimanche et pour un local de bureau. Nous avons quand même commencé à supporter sérieusement la mission chaque mois – et Dieu a pourvu aux besoins de l’annexe, qui a été payée à 100 % (même si notre assemblée a beaucoup transpiré et fait beaucoup de sacrifices pour cela). Pour moi, une graine a été plantée lors de cette réunion, qui a finalement donné : « Oui, Seigneur, j’irai », quatre ans plus tard.

Dieu est glorifié. « En considération de ce secours dont ils font l'expérience, ils glorifient Dieu de votre obéissance dans la profession de l'Évangile de Christ, et de la libéralité de vos dons envers eux et envers tous » (2 Corinthiens 9:13). C’est bien beau pour le conducteur de la louange de dire : « Levons tous nos mains et louons le Seigneur. » Mais quand nous répondons à un besoin, les gens élèvent spontanément leur cœur et leurs mains vers le Seigneur pour Le louer.

On prie pour toi. « Ils prient pour vous, parce qu'ils vous aiment à cause de la grâce éminente que Dieu vous a faite » (2 Corinthiens 9:14). J'ai bien besoin de la prière. Et vous?

Donner n’a pas à être une corvée. Nous pouvons donner avec un cœur joyeux pour répondre aux besoins ou simplement donner au Seigneur parce que nous débordons de joie et de reconnaissance envers Lui. Parfois, quand Il répond à une prière, j’aime bien donner quelque chose juste pour dire : « Merci » à Celui qui me donne tellement.

Quand ils ont fait un appel aux offrandes pour construire le tabernacle, à l’époque de Moïse, le peuple a répondu avec tellement d’enthousiasme qu’ils ont finalement dû leur dire d’arrêter de donner. Ils avaient plus qu’assez.

"Dieu fais-nous le don d’un cœur généreux, S'il Te plait."

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